Peine de mort. Mobilisation samedi contre la
peine capitale aux États-Unis.
Un masque blanc sur le visage, vêtus de noir,
les abolitionnistes s’allongeront un par un sur le parvis de
la place de la Concorde, en mémoire des 966 personnes
exécutées aux États-Unis depuis 1976. Comme depuis huit ans,
Amnesty International, section France, et l’Action des
chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT France)
organisent samedi un die-in (1), en solidarité avec les
abolitionnistes américains, qui dénoncent depuis vingt-neuf
ans la pratique de la peine de mort. C’est en effet le 2
juillet 1976 que la Cour suprême des États-Unis décidait
d’autoriser la reprise des exécutions. Trente-huit États
appliquent la peine de mort qui, « reste par essence un
châtiment inhumain, cruel et dégradant ». Les initiateurs
du die-in soulignent que les exécutions sont « le fruit
d’un système où la justice fait place à l’iniquité et à
l’erreur », car « nombre de personnes condamnées
n’ont pu bénéficier d’une assistance juridique compétente et
d’un système de défense efficace ». Ils rappellent,
qu’outre le caractère irréversible du châtiment qui rend
l’erreur judiciaire irréparable, la peine de mort est
également discriminatoire puisqu’elle s’applique en premier
lieu aux Noirs et aux pauvres : alors que les
Afro-Américains représentent 12 % de la population, ils sont
près de 40 % à croupir dans les couloirs de la mort des
prisons états-uniennes. Le die-in rappellera également que 3
500 prisonniers vivent actuellement sous le couperet de la
sentence capitale.
(1) Manifestation silencieuse consistant à
s’allonger en groupe dans un lieu public.
Le die-in aura lieu samedi 2 juillet, à 14 h 30,
place de la Concorde, métro Concorde. Des rassemblements
similaires se tiendront à Annemasse, Toulouse, Lyon, Nice,
Rouen, Charleville-Mézières, langres, Cherbourg, Marseille,
Montargis, Annecy, Poitiers, Strasbourg, Les Vans.
C. Ce.